1) Comment est-ce que Maria Chapdelaine est en quelque sorte le livre "par excellence" de la littérature du terroir?
Le roman Maria Chapdelaine met en évidence les aspects fondamentaux de la survivance au Québec. La vie est centrée sur la terre, et donc la qualité de vie est déterminée par tout ce que la terre leur offre. Malgré les conditions difficiles de la terre (et de la vie), les Québécois chérissent cette mode de vivre. Ils ont une foi éternelle et ils se tournent vers le passé et la religion pour trouver l’espoir.
En total, la religion donne aux Québécois l’impression que la vie est mieux qu’elle est en réalité. Par exemple, chaque année, après que les mauvais temps mènent à une récolte infructueuse, les Québécois espèrent avoir eu « une année ordinaire » (93). Le paradoxe existe dans le fait qu’ils n’ont jamais eu une telle année. Cette construction d’un passé idéel donne aux Québécois l’espérance pour l’avenir.
La terre est centrale à leur survivance, mais leur foi inébranlable dit que c’est Dieu qui leur permit une bonne saison. Monsieur Chapdelaine est convaincu que la raison pour leur malchance est parce qu’ils ne peuvent pas assister à la messe autant que leurs voisins (29). La réussite dans tous les aspects de la vie est directement liée à leur foi et leur statu comme de bons chrétiens.
Une mentalité enracinée dans le passé donne aux Québécois une base des traditions et des comportements exemplaires. Quoiqu’Hémon parle du présent, il évoque aussi la tradition et le passé dans ses descriptions : « Et le sujet en fout tout naturellement l’éternelle lamentation canadienne : la plainte sans révolte contre le fardeau écrasant du long hiver » (40). De plus, il donne les situations spécifiques qui s’éloignent aux caractéristiques de tous les Québécois : Maria montre « l’infini patience de sa race » (88). Ainsi, Hémon montre comment les traits idéels des Québécois dépendent de l’exaltation du passé.
Enfin, l’intrigue de Maria Chapdelaine crée une dichotomie entre deux types de personnages : les sédentaires et les nomades. Selon la mère de Maria, les sédentaires, dont la vie est centrée sur la religion, mènent la vie préférée. Ils veulent, comme dit dans l’article « sauvegarder d’un passé en train de disparaître. » Maria se trouve coincée par la tradition d’une vie liée à la terre et l’occasion pour une vie plus aventureuse.
2.) A votre avis, pourquoi est-ce que Louis Hémon a choisi une femme comme son personnage principal, surtout pour un texte qui représente la culture québécoise de son époque ?
Dans Maria Chapdelaine, Hémon nous donne une intrigue où la nature devient presque un personnage elle-même. Les descriptions de ses « actions » sont tellement évacuatives et Hémon utilise souvent la personnification pour affirmer l’importance de la nature. Normalement, quoique l’homme soit lié avec les choses « civilisées, » la femme est associée avec les choses « sauvages » et donc « la nature. » En français, cette association est met plus en évidence au cause du fait que ce mot est féminine. Normalement, l’association entre la femme et la nature est négative (l’homme n’est pas sauvage, donc plus puissant). Quoiqu’Hémon perpétue cette association entre la femme et la nature, il est important de noter que ce sont ses deux personnages principaux. De plus, tandis que les Québécois ne peuvent pas contrôler la nature, ils y font preuve du respect. La nature est, en fait, plus puissante de tous les hommes ; ils sont dompté par elle . Donc, en faisant une liaison entre les femmes et la nature, Hémon montre son respect pour les deux.
free-write take 2
16 years ago
No comments:
Post a Comment